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Guide hôte Airbnb

Livret d'accueil à imprimer : format, papier, reliure, prix

Format, grammage, reliure, pagination, imprimeur : les choix concrets qui séparent un livret d'accueil imprimé réussi d'une photocopie reliée. Et les sept erreurs qui trahissent l'amateurisme.

Par BoboGuest12 min de lecture8 chapitres

La couverture d’un livret d’accueil BoboGuest, imprimé en A5 relié
La couverture d’un livret d’accueil BoboGuest, imprimé en A5 relié

Il est 21 h 40. Le voyageur vient d'arriver, son téléphone affiche 8 % de batterie et le wifi ne se connecte pas encore. Sur la table basse, il y a un petit livre. Il l'ouvre. En quatre pages, il sait où dormir, comment allumer le chauffage, où sortir les poubelles et à quelle heure partir après-demain. Personne n'a eu à répondre à un message.

C'est tout le sujet du livret d'accueil à imprimer. Ce n'est pas un objet décoratif : c'est le support qui fonctionne quand le réseau ne fonctionne pas, et c'est souvent le premier objet que le voyageur touche dans le logement. Un livret papier bien fabriqué donne le ton du séjour en quelques secondes. Un livret bâclé — photos floues, police énorme, feuilles plastifiées glissées dans un porte-vues — donne le ton lui aussi, dans l'autre sens.

Précisons tout de suite une chose, parce que beaucoup arrivent ici en cherchant un modèle Word gratuit : ce guide n'en propose pas. Il explique les choix concrets qui font qu'un livret imprimé ressemble à un livre plutôt qu'à une photocopie — le format, le grammage, la reliure, la pagination, l'imprimeur, ce qui coûte cher et pourquoi, et les sept erreurs qui trahissent immédiatement l'amateurisme.

Pourquoi le papier tient encore dans les locations soignées

On a beaucoup annoncé la mort du livret papier. Ce qui s'est passé est plus intéressant : il a changé de fonction. Il ne sert plus à stocker de l'information — une page en ligne fait ça mieux, elle se met à jour en une minute et se lit dans la langue du voyageur. Le papier sert à être vu, à rassurer et à tenir dans la main.

Trois raisons expliquent qu'il reste utile dans les logements soignés :

  • Il ne dépend de rien. Pas de batterie, pas de code wifi, pas de réseau dans le hameau. Les vingt premières minutes d'un séjour sont précisément le moment où le voyageur n'a encore ni l'un ni l'autre.
  • Il est un signal de soin. Un objet imprimé coûte de l'argent et du temps. Le voyageur le perçoit sans se le formuler, et il en déduit que le reste du logement a été traité avec la même attention. C'est le même mécanisme que les serviettes pliées ou le mot manuscrit, en plus durable.
  • Il se laisse regarder. Un beau livret posé sur une table en bois fait partie du décor, et il se retrouve parfois dans les photos que les voyageurs rapportent. Rien de mesurable là-dedans, mais les hôtes de logements atypiques le constatent régulièrement.

À l'inverse, le papier a deux faiblesses qu'il faut regarder en face : il est monolingue et il vieillit. Le jour où le code du portail change, votre livret ment. C'est exactement pour cette raison que la bonne réponse n'est presque jamais « papier seul », mais papier plus page en ligne — on y revient à la fin, et le sujet est traité en détail dans notre comparatif papier / digital.

Le format : l'A5 gagne presque toujours

Quatre formats se disputent le livret d'accueil imprimé.

  • A4 (210 × 297 mm) — le format bureau. Trop grand, trop administratif, il ne tient pas sur une table de chevet et il évoque le classeur de syndic. À éviter, sauf éventuellement pour un plan de quartier en dernière page.
  • A5 (148 × 210 mm) — le format livre de poche large. Il se tient à une main, il se pose n'importe où, il accepte une photo pleine page sans devenir encombrant, et tous les imprimeurs le produisent en standard, donc au meilleur prix. C'est le choix par défaut, et c'est celui que nous fabriquons.
  • A6 (105 × 148 mm) — le format carte postale. Charmant, mais il oblige à réduire le corps de texte ou à multiplier les pages. Réservé aux très petits studios avec très peu d'informations.
  • Carré (21 × 21 cm par exemple) — le format « beau livre ». Superbe, mais il sort souvent des gabarits standards des imprimeurs en ligne, et le devis grimpe sans que la lecture y gagne. Demandez un prix avant de vous attacher à l'idée.

Un mot sur l'orientation : restez en portrait. Le paysage donne un objet qui glisse des mains, se referme mal et se range de travers dans une bibliothèque. Vous pouvez voir à quoi ressemble un A5 fini, relié et photographié tel qu'il est livré sur notre exemple de livret physique.

Le papier : grammage, mat ou satiné

C'est le paramètre que les hôtes sous-estiment le plus, et c'est pourtant celui qu'on sent au premier contact.

Le grammage de l'intérieur. En dessous de 90 g/m², le papier laisse voir le verso par transparence et l'objet fait « photocopie ». Pour des pages qui portent des photos, visez 120 à 170 g/m². C'est assez épais pour que rien ne traverse, assez souple pour que le livret se feuillette sans effort. Notre livre imprimé est en couché mat 170 g : c'est le haut de la fourchette, et la différence se sent dès la première page tournée.

Le grammage de la couverture. Comptez 250 g/m² au minimum, avec un pelliculage. En dessous, les coins cornent au bout de deux séjours. Une couverture qui se tient droite quand on prend le livret en main change à elle seule la perception de l'objet.

Mat, satiné ou brillant. Le couché brillant renvoie la lumière, marque les traces de doigts et évoque la brochure d'agence immobilière. Le couché mat absorbe la lumière, se lit sans reflet sous une lampe de salon et donne un rendu contemporain ; les photos y perdent un peu de mordant, ce que rattrape en partie un bon calage à l'impression. Le satiné (ou demi-mat) est l'entre-deux : photos plus vives, reflets encore discrets. Pour un livret manipulé par des dizaines de personnes, l'ordre raisonnable est : mat ou satiné selon vos photos, et brillant seulement si vos images sont exceptionnelles et le logement très lumineux.

Le papier naturel non couché (offset, bouffant, papier de création texturé) est le choix des logements de caractère : maison en pierre, chalet, écolodge. Le toucher est immédiatement reconnaissable. Contrepartie : les photos y sont plus sourdes, il faut donc assumer des images en aplat plutôt que des paysages saturés.

La reliure : trois options, trois usages

La piqûre à cheval (agrafée au centre) est la reliure la plus économique. Elle impose un nombre de pages multiple de 4 et fonctionne bien jusqu'à une quarantaine de pages selon le grammage. Le livret s'ouvre presque à plat, ce qui aide quand le voyageur le pose sur le plan de travail pour suivre les instructions du four. Son défaut : sans dos imprimé, il se perd dans une pile de magazines.

Le dos carré collé donne l'objet le plus proche d'un livre. Il demande une épaisseur minimale — en pratique une trentaine de pages, moins si le papier est épais — et permet d'imprimer un dos, donc de retrouver le livret dans une bibliothèque. C'est la reliure que nous utilisons, parce que c'est celle qui donne envie de laisser l'objet posé sur une table basse. Son défaut, réel : il ne reste pas ouvert tout seul.

La spirale ou le wire-o reste ouvert parfaitement à plat, sur n'importe quelle page. C'est un avantage pratique. Mais l'objet lit « manuel technique » ou « support de formation », et la spirale s'accroche dans les sacs. À réserver aux logements très équipés où le livret sert surtout de mode d'emploi.

Combien de pages, et dans quel ordre

Pour un A5, la fourchette utile va de 16 à 32 pages dans la grande majorité des cas. En dessous de 16, l'objet fait dépliant. Au-delà, il faut vraiment que le logement le justifie : chaque page ajoutée est une page que personne ne lira si elle n'apporte rien, et une information de plus susceptible de devenir fausse. Notre édition standard fait 28 pages ; les trois éditions plus épaisses (48, 64 et 96 pages) existent pour les maisons nombreuses, celles qui ont un jardin, une piscine, un local à vélos et quatre appareils à expliquer.

Un ordre qui fonctionne :

  • Couverture, puis mot de bienvenue — cinq lignes, pas plus. C'est la page qu'on lit debout, valise à la main.
  • Les urgences des vingt premières minutes — wifi, chauffage, eau chaude, plaques, compteur électrique. Une page, en gros, sans phrase inutile.
  • Le mode d'emploi de la maison — appareils, poubelles et tri, particularités (volets, cheminée, fosse septique).
  • Les règles — courtes, factuelles, jamais menaçantes. Une page suffit : bruit, animaux, fumée, nombre de personnes, sécurité.
  • Les recommandations locales — boulangerie, médecin, marché, trois restaurants réellement testés, deux balades. C'est la partie que les voyageurs photographient.
  • Le départ — heure, clés, ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut surtout pas faire.

Pour la liste détaillée des rubriques et le niveau de précision attendu, voyez ce qu'il faut mettre dans un livret d'accueil.

Où faire imprimer, et ce qui fait monter la facture

Trois voies, trois logiques économiques.

Le copy shop du coin. Vous repartez avec l'objet le jour même et vous pouvez toucher le papier avant de valider. En contrepartie, le prix à la page est le plus élevé, le choix de papiers est limité et le rendu photo varie selon la machine. Acceptable pour un exemplaire de test, rarement pour le livret final.

L'imprimeur en ligne. Le rapport qualité-prix est meilleur dès qu'on imprime plusieurs exemplaires, le choix de papiers est large et les gabarits sont téléchargeables. En contrepartie, le fichier est sous votre responsabilité : fonds perdus, profil colorimétrique, résolution. Une erreur de préparation et vous payez deux fois.

L'imprimeur local traditionnel. Le conseil est réel, la qualité aussi. Le devis pour un ou deux exemplaires est en revanche souvent dissuasif : fabriquer un livre a des coûts fixes qui ne dépendent pas de la quantité.

Ce qui fait monter le prix, dans l'ordre :

  • Le très petit tirage. Un exemplaire unique supporte à lui seul toute la préparation et le calage. C'est pourquoi un livret coûte souvent presque aussi cher en 1 exemplaire qu'en 5.
  • La couleur sur toutes les pages. Un livret entièrement illustré coûte structurellement plus qu'un livret à texte dominant avec quelques photos fortes.
  • Le pelliculage soft touch, le vernis sélectif, les papiers de création. Magnifiques, mais ce sont des options.
  • Le port, surtout pour un colis unique.
  • La réimpression. C'est le coût invisible et le plus douloureux : chaque changement de code, de numéro ou d'horaire rend le stock obsolète.

Chez BoboGuest, la page en ligne avec son QR code et son PDF haute définition est à 19 €. Le livre A5 relié, imprimé en France et livré chez vous, est à 39 €, expédié généralement sous 3 à 7 jours, impression et port compris. À 69 €, s'ajoutent au livre le film vertical de présentation du logement — à télécharger et publier vous-même sur Instagram ou TikTok — et vos visuels retravaillés. Le supplément d'épaisseur est de 0, 9, 15 ou 26 € selon l'édition retenue. Ce sont des paiements uniques : aucun abonnement, aucune commission. Le détail figure sur la page tarifs.

Une précision qui compte, et qui est le cœur du sujet : les retouches de la page en ligne et du PDF sont incluses à vie, sans frais. Un objet imprimé, lui, ne se met pas à jour — une réimpression demandée après modification se paie au tarif d'un exemplaire supplémentaire, indiqué avant paiement. C'est précisément ce qui dicte la règle de la dernière section : ce qui bouge ne s'imprime pas.

Les sept erreurs qui font amateur

  • La police trop grosse. Un corps de texte à 14 ou 16 points sur un A5 fait « document agrandi » ou « diapositive imprimée ». Le bon réglage se situe entre 9 et 11 points, avec un interlignage de 120 à 140 % de la taille du texte. L'aération vient de l'espace blanc, jamais de la taille des lettres.
  • Les photos pixelisées. Une image tirée d'une annonce ou d'une capture d'écran est nette à l'écran et floue sur le papier. Il faut viser 300 dpi à la taille finale. En pratique : environ 1 750 pixels de large pour une image pleine page en A5, environ 900 pour une demi-page.
  • La plastification. Des feuilles A4 plastifiées, ou glissées dans des pochettes transparentes, produisent l'objet le plus daté qui soit. Si l'objectif est de résister à l'eau et aux mains, une couverture pelliculée et un intérieur en papier correct font bien mieux.
  • Le texte collé aux bords. Sans marges d'au moins 12 à 15 mm, et sans marge intérieure renforcée côté reliure, une partie du texte disparaît dans le pli ou se fait rogner à la coupe. Prévoyez aussi 3 mm de fond perdu sur les images qui touchent le bord.
  • Le trop-plein. Quatre polices, six couleurs, des cliparts de valise et de soleil. Deux familles typographiques et deux couleurs suffisent.
  • Le ton administratif. « Il est formellement interdit de… » ne fait pas respecter les règles, il refroidit le séjour. Les mêmes consignes, écrites simplement et expliquées en une demi-phrase, passent mieux.
  • L'absence de date. Une mention « mise à jour : mois / année » en dernière page vous sauve : le voyageur sait ce qu'il lit, et vous savez quel stock jeter.

Papier et page en ligne : la combinaison qui tient

L'opposition entre les deux formats est une fausse question. Les hôtes qui s'en sortent le mieux font les deux, et donnent à chacun le rôle qu'il joue le mieux.

Le papier est l'objet d'accueil. Il est posé en évidence, il est beau, il porte ce qui ne bouge pas : l'esprit du lieu, le mode d'emploi des équipements, les recommandations du quartier, le rituel du départ. Il n'a pas besoin d'être exhaustif.

La page en ligne porte tout ce qui change et tout ce qui doit être traduit. Un QR code imprimé en quatrième de couverture y renvoie ; pour la taille, la règle empirique est d'environ un dixième de la distance de lecture, soit un carré de 2,5 à 3 cm pour un livre tenu à bout de bras. La page, elle, se lit dans quinze langues au choix du voyageur. Le code du portail a changé ce matin ? Vous modifiez la page en ligne, et le livret papier reste vrai — parce qu'il ne contenait pas le code.

C'est exactement ce que font nos formules : la page en ligne et son QR code d'un côté, le livre A5 relié, imprimé et livré de l'autre. Si vous préférez juger sur pièce avant de vous lancer, composez votre livret : l'aperçu se crée sans payer, et vous verrez le rendu réel avant de décider s'il part à l'impression.

Pour finir

Questions fréquentes

Quel format choisir pour un livret d'accueil à imprimer ?

L'A5 (148 × 210 mm) en portrait est le meilleur choix dans la très grande majorité des cas. Il se tient à une main, se pose partout dans le logement et reste un format standard chez tous les imprimeurs, donc au meilleur prix. L'A4 fait administratif, l'A6 oblige à trop réduire le texte, et le format carré sort souvent des gabarits standards, ce qui fait grimper le devis sans gain de lecture.

Quel grammage de papier pour un livret d'accueil ?

Comptez 120 à 170 g/m² pour les pages intérieures : en dessous de 90 g, le verso transparaît et l'objet fait photocopie. Pour la couverture, visez au moins 250 g/m² avec un pelliculage, sinon les coins cornent au bout de deux séjours. Un papier mat ou satiné est préférable au brillant, qui marque les doigts et évoque la brochure publicitaire. Notre livre imprimé est en couché mat 170 g avec une couverture 250 g pelliculée mate.

Combien de pages doit faire un livret d'accueil papier ?

Entre 16 et 32 pages en A5 dans la grande majorité des cas. En dessous de 16, l'objet fait dépliant. Au-delà, il faut que le logement le justifie vraiment : une maison avec jardin, piscine et beaucoup d'équipements peut monter plus haut, un studio non. Si la reliure est agrafée (piqûre à cheval), le nombre de pages doit être un multiple de 4.

Combien coûte l'impression d'un livret d'accueil ?

Cela dépend surtout de la quantité : un exemplaire unique supporte à lui seul toute la préparation, si bien qu'un livret coûte souvent presque aussi cher en 1 exemplaire qu'en 5. S'ajoutent la couleur sur toutes les pages, les finitions comme le pelliculage, le port, et surtout la réimpression à chaque changement d'information. Chez BoboGuest, le livre A5 imprimé et livré est à 39 €, en paiement unique, impression et port compris, expédié généralement sous 3 à 7 jours.

Faut-il plastifier les pages d'un livret d'accueil ?

Non. Les feuilles plastifiées ou glissées dans des pochettes transparentes donnent l'objet le plus daté qui soit et cassent immédiatement l'impression de qualité. Si vous cherchez de la résistance, préférez une couverture pelliculée avec un intérieur en papier correct : cela protège le livret sans le faire ressembler à un menu de restauration rapide.

Que faire quand une information imprimée change ?

Ne l'imprimez pas au départ. Les codes, numéros et horaires ont leur place sur la page en ligne, atteignable par un QR code imprimé en dernière page : vous la modifiez en une minute et le livret papier reste vrai. Chez BoboGuest, les retouches de la page en ligne et du PDF sont incluses à vie sans frais ; en revanche, une réimpression papier demandée après modification se paie au tarif d'un exemplaire supplémentaire, affiché avant paiement.

Livret papier ou livret digital : lequel choisir ?

Les deux, avec des rôles différents. Le papier porte ce qui ne change jamais — l'esprit du lieu, le mode d'emploi, les adresses du quartier — et il fonctionne sans batterie ni wifi, exactement quand le voyageur arrive. La page en ligne, atteignable par un QR code, porte tout ce qui bouge et se lit dans quinze langues. Ainsi, un changement de code ne rend jamais votre stock imprimé obsolète.

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