Lyon · Métropole de Lyon / Rhône (69)

Livret d'accueil pour location saisonnière à Lyon

Lyon fait partie des villes françaises où louer en courte durée demande le plus de rigueur administrative. La Ville impose son propre téléservice d'enregistrement, elle a fixé le plafond de nuitées d'une résidence principale à 90 jours par an — et non 120 —, et elle applique depuis le 1er juin 2022 une réglementation renforcée du changement d'usage, avec compensation exigée dans l'hypercentre et dès le premier mètre carré pour toute société propriétaire. Le point que la Ville prend soin d'écrire elle-même : pour un logement qui n'est pas votre résidence principale, la délivrance du numéro d'enregistrement ne vaut pas autorisation de louer.

Cette contrainte a une conséquence directe sur le livret d'accueil. À Lyon, le livret n'est pas un simple document de bienvenue : c'est le support où figurent le numéro d'enregistrement, le rappel de la taxe de séjour, et surtout les informations sans lesquelles un voyageur se trompe. Lyon est une ville à pentes, à traboules, à funiculaires et à zone à faibles émissions. Un voyageur qui arrive en voiture ancienne à la Croix-Rousse, avec une valise à roulettes et sans code de traboule, commence mal son séjour. Le livret sert exactement à cela.

Ce que la loi impose à Lyon

Le numéro d’enregistrement
Oui, obligatoire, et la démarche est communale. La Ville de Lyon impose son propre téléservice de déclaration préalable. Le formulaire en ligne sur lyon.fr délivre un numéro d'enregistrement qui, selon la Ville, « doit obligatoirement figurer sur vos annonces de location » (Airbnb, Booking, Abritel, annonce directe). Point capital, écrit noir sur blanc par la Ville : pour un logement qui n'est pas votre résidence principale, la délivrance du numéro d'enregistrement ne vaut PAS autorisation — il faut en plus une autorisation de changement d'usage. Le téléservice national « API meublés » n'est pas encore ouvert : la Ville indique une ouverture au quatrième trimestre 2026 et précise que, d'ici là, l'enregistrement sur le téléservice de la Ville de Lyon reste obligatoire. À noter aussi : depuis la loi du 19 novembre 2024, vous devez informer le syndic de copropriété de votre activité de meublé de tourisme.
Le changement d’usage
Oui, et c'est le point dur à Lyon. Toute transformation d'un logement en meublé de tourisme (hors location de votre résidence principale dans la limite des 90 jours) est soumise à autorisation de changement d'usage, sous une réglementation renforcée en vigueur depuis le 1er juin 2022. Ce que la Ville confirme aujourd'hui sur sa fiche officielle : (1) dans l'HYPERCENTRE lyonnais, une compensation est exigée — c'est-à-dire remettre sur le marché de l'habitation une surface équivalente ; (2) HORS HYPERCENTRE, un particulier peut solliciter une autorisation de location meublée de courte durée pour 9 ans si le logement ne dépasse pas 35 m² de surface habitable ; (3) si le bien est détenu par une PERSONNE MORALE (SCI, société), la compensation s'applique dès le 1er mètre carré, quelle que soit l'adresse du meublé. Le périmètre exact de l'hypercentre ne se devine pas : la Ville publie un plan interactif de l'hyper-centre lyonnais sur la page « Changement d'usage d'un logement » de lyon.fr — vérifiez-y votre adresse plutôt que de vous fier à une liste d'arrondissements lue ailleurs. Pour les modalités précises de compensation (surface, localisation, étage, reconduction de l'autorisation de 9 ans), les règles circulant sur les blogs ne sont pas confirmées par la fiche officielle : vérifiez auprès du Service Habitat de la Ville de Lyon, 198 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon — 04 26 99 62 18 — habitat.usages@mairie-lyon.fr, avec prise de rendez-vous sur inscriptions.lyon.fr.
Le plafond de nuitées
90 jours par an, et non 120. La Ville de Lyon indique que la déclaration de votre résidence principale vous autorise à louer votre logement « jusqu'à 90 jours par an maximum ». C'est le piège classique de l'hôte lyonnais qui a lu un guide national. Au-delà de 90 nuits, vous sortez du régime de la résidence principale et vous basculez dans celui du changement d'usage, avec autorisation et, selon les cas, compensation. Les seuils ayant bougé récemment au niveau national comme local, vérifiez la délibération en vigueur auprès du Service Habitat de la mairie de Lyon avant chaque saison.
La taxe de séjour
La taxe de séjour est perçue par la Métropole de Lyon, via le portail taxe-sejour.grandlyon.com, et les tarifs affichés incluent la taxe additionnelle départementale de 10 %. Pour un MEUBLÉ NON CLASSÉ — le cas le plus fréquent — le tarif est proportionnel : 5 % du coût hors taxe de la nuitée par personne, dans la limite de 5,39 € par personne et par nuit en 2026. Attention à une erreur très répandue : 4,90 € est le plafond national hors taxe additionnelle ; à Lyon, avec les 10 % départementaux, le plafond réellement applicable est de 5,39 €. Pour les meublés CLASSÉS, les tarifs 2026 publiés par l'office de tourisme, taxe additionnelle comprise, sont de 0,88 € (1 étoile), 1,10 € (2 étoiles), 1,87 € (3 étoiles), 2,86 € (4 étoiles) et 3,96 € (5 étoiles) par personne et par nuit. La grille officielle complète est téléchargeable en PDF sur taxe-sejour.grandlyon.com : ouvrez-la et vérifiez votre catégorie avant d'imprimer un montant dans votre livret. Si vous louez exclusivement via Airbnb, Booking ou Expedia, la plateforme collecte et reverse pour vous ; en location directe, c'est à vous de déclarer sur le portail de la Métropole.

Vérifié le 17 août 2026. Une délibération municipale peut modifier ces règles sans préavis : confirmez auprès de la mairie de Lyon avant d’engager quoi que ce soit.

Louer à Lyon

Lyon n'a pas la saisonnalité d'une ville balnéaire : c'est une destination à double moteur, affaires et culture, ce qui aplatit la courbe et déplace les pics en semaine plutôt qu'en week-end. Les chiffres publiés par ONLYLYON Tourisme et Congrès le montrent bien : 5,30 millions de nuitées sur l'année 2025, pour un taux d'occupation moyen annuel de 69,3 %. Novembre 2025, mois de salons, monte à 73,1 % d'occupation avec 16 nuits au-dessus de 80 %, tandis que décembre reste à 66,4 %. Autrement dit, à Lyon, ce sont les congrès et les salons qui font les pointes, pas les vacances scolaires.

Le tourisme d'affaires structure donc l'année, et il se joue largement à Eurexpo, à Chassieu, hors de Lyon intra-muros : Solutrans y a réuni 64 000 visiteurs du 18 au 22 novembre 2025, et le SIRHA y draine la même mécanique les années où il se tient. Concrètement, un hôte lyonnais reçoit beaucoup de séjours courts, d'une à trois nuits, souvent en solo ou en binôme, arrivant tard et repartant tôt, avec des attentes très pratiques : wifi qui tient une visio, une table pour travailler, un accès rapide au métro ou à la gare.

Le pic grand public, lui, est la Fête des Lumières, du 5 au 8 décembre pour sa 26e édition en 2025 : environ 2 millions de visiteurs sur quatre jours, avec des réservations en hausse de 19 % sur un an et une occupation annoncée à plus de 83 % le samedi 6 décembre, pour une moyenne de 69 % sur les quatre jours. C'est le seul moment de l'année où Lyon se comporte comme une destination de masse. Le reste du calendrier culturel remplit par vagues : les Nuits de Fourvière en juin-juillet, la Biennale de la danse, la LDLC Arena à Décines pour les concerts et l'e-sport. L'été est correct sans être exceptionnel : beaucoup de Lyonnais partent, et une partie de la demande se reporte sur les séjours d'étape entre Paris et la Méditerranée.

Côté quartiers, la Presqu'île (1er et 2e) et le Vieux-Lyon (5e) captent le tourisme d'agrément ; la Part-Dieu (3e) et Confluence (2e) captent l'affaires grâce à la gare et aux transports ; la Croix-Rousse (4e) et les Brotteaux (6e) attirent une clientèle qui cherche un quartier vivant plutôt qu'une carte postale. Ce sont aussi, pour la plupart, les secteurs où le changement d'usage est le plus verrouillé : la rentabilité et la contrainte réglementaire se superposent presque exactement, et c'est précisément pour cela qu'il faut vérifier son adresse sur le plan interactif de l'hypercentre avant d'acheter.

Ce que votre livret d’accueil doit dire ici

BoboGuest écrit ce livret à partir de votre annonce, le met en page comme un beau livre, et vous le livre en ligne — ou relié en A5, imprimé et posé sur la table du salon. Payé une fois, modifiable à vie, sans commission sur vos loyers.

Questions fréquentes à Lyon

Combien de nuits puis-je louer ma résidence principale à Lyon ?
90 jours par an, et non 120. La Ville de Lyon indique sur sa fiche officielle que la déclaration en ligne vous autorise à louer votre logement « jusqu'à 90 jours par an maximum ». Au-delà, vous sortez du régime de la résidence principale et vous entrez dans celui du changement d'usage, avec autorisation et, selon les cas, compensation. Vérifiez la délibération en vigueur auprès du Service Habitat de la mairie de Lyon avant chaque saison.
Le numéro d'enregistrement suffit-il pour louer un second logement à Lyon ?
Non, et c'est le malentendu le plus coûteux à Lyon. La Ville le précise elle-même : pour un logement qui n'est pas votre résidence principale, la délivrance du numéro d'enregistrement ne vaut pas autorisation. Il faut, en plus, déposer une demande de changement d'usage auprès du Service Habitat (198 avenue Jean Jaurès, 69007 Lyon, 04 26 99 62 18), et selon la localisation, la surface et la nature du propriétaire, fournir une compensation.
Faut-il passer par le téléservice national pour s'enregistrer à Lyon ?
Non, pas encore. Le téléservice national « API meublés » n'est pas ouvert : la Ville de Lyon annonce une ouverture au quatrième trimestre 2026 et précise que, d'ici là, l'enregistrement sur son propre téléservice reste obligatoire. La démarche est donc communale : c'est le formulaire de lyon.fr qui délivre votre numéro.
Qu'est-ce que l'hypercentre de Lyon et pourquoi cela change tout ?
C'est le périmètre dans lequel la Ville exige une compensation pour transformer un logement en meublé de tourisme : il faut remettre une surface équivalente sur le marché de l'habitation. Hors hypercentre, un particulier peut solliciter une autorisation de location meublée de courte durée pour 9 ans si le logement ne dépasse pas 35 m² de surface habitable. Et si le bien appartient à une société ou une SCI, la compensation s'applique dès le premier mètre carré, quelle que soit l'adresse. Le périmètre exact ne s'improvise pas : la Ville publie un plan interactif de l'hyper-centre sur la page « Changement d'usage d'un logement » de lyon.fr — vérifiez-y votre adresse.
Combien coûte la taxe de séjour à Lyon en 2026 ?
Pour un meublé non classé, 5 % du coût hors taxe de la nuitée par personne, plafonné à 5,39 € par personne et par nuit. Beaucoup de guides annoncent 4,90 € : c'est le plafond national hors taxe additionnelle départementale ; à Lyon, avec les 10 % de cette taxe additionnelle, le plafond réel est de 5,39 €. Pour les meublés classés, les tarifs 2026 publiés par l'office de tourisme, taxe additionnelle comprise, vont de 0,88 € (1 étoile) à 3,96 € (5 étoiles) par personne et par nuit. La perception relève de la Métropole de Lyon, sur taxe-sejour.grandlyon.com : téléchargez-y la grille officielle avant d'imprimer un montant.
Y a-t-il un quota du nombre de meublés de tourisme par propriétaire à Lyon ?
Nous n'avons trouvé aucun quota chiffré du type « X meublés maximum par propriétaire » sur les sources officielles de la Ville. Ce que la Ville publie, ce sont les conditions d'autorisation : compensation dans l'hypercentre, autorisation de 9 ans hors hypercentre pour un particulier et un logement de 35 m² au plus, compensation dès le premier mètre carré pour les personnes morales. Pour tout le reste — nombre d'autorisations, conditions de renouvellement — posez la question au Service Habitat au 04 26 99 62 18 plutôt que de vous fier à un chiffre lu sur un blog.
Mes voyageurs peuvent-ils venir en voiture à Lyon ?
Cela dépend de leur véhicule : la Métropole de Lyon applique une zone à faibles émissions dans laquelle la vignette Crit'Air conditionne la circulation dans le périmètre concerné. Le calendrier et les catégories visées ont évolué à plusieurs reprises et font l'objet de décisions récentes, alors ne figez pas une date ni un montant d'amende dans un livret imprimé : vérifiez l'état en vigueur sur grandlyon.com, indiquez la règle du moment dans votre livret en ligne et signalez-la dans le message d'avant-arrivée, avec le parking relais le plus proche.

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