Saint-Malo · Ille-et-Vilaine (35)

Livret d'accueil pour location saisonnière à Saint-Malo

Saint-Malo est l'une des villes françaises où louer en courte durée demande le plus de méthode. La commune n'a pas attendu la loi Le Meur du 19 novembre 2024 : son règlement municipal plafonne le nombre de meublés de tourisme autorisés par secteur géographique et limite chaque propriétaire à une seule autorisation. Le secteur A, l'intra-muros, est le plus contraint : 370 autorisations, soit 12,5 % du parc de logements. Le règlement a été attaqué et le tribunal administratif de Rennes en a confirmé la légalité. Concrètement, un hôte malouin qui exploite aujourd'hui un meublé détient quelque chose de rare, et il a tout intérêt à ce que le séjour se passe bien : ici, une autorisation perdue ne se rachète pas.

C'est ce qui rend le livret d'accueil moins accessoire qu'ailleurs. À Saint-Malo, une bonne partie des problèmes de séjour ne vient pas du logement mais de la ville : un voyageur qui tourne quarante minutes pour se garer intra-muros, une famille qui part vers le Grand Bé à marée montante, un couple qui découvre que le marché n'a pas lieu ce jour-là dans ce quartier. Aucune de ces informations ne figure sur une annonce. Toutes tiennent dans un livret. BoboGuest rédige et met en page ce livret à partir du lien de votre annonce, le livre en page publique consultable par QR code, en PDF et, si vous le souhaitez, en A5 relié imprimé. Vous payez une fois, les retouches sont gratuites à vie, il n'y a pas d'abonnement pour un hôte et aucune commission sur vos loyers.

Ce que la loi impose à Saint-Malo

Le numéro d’enregistrement
Oui, obligatoire — et la démarche est locale, pas nationale : le téléservice national prévu par la loi Le Meur n'est pas encore ouvert, la déclaration reste communale et intercommunale. À Saint-Malo, elle se fait auprès du service Taxe de séjour de Saint-Malo Agglomération, via son téléservice en ligne (taxe.3douest.com/saintmaloagglo.php), sur la base du formulaire Cerfa n°14004*04. La page officielle de la Ville est explicite : les formalités liées au changement d'usage ne dispensent pas de réaliser au préalable les formalités liées à la taxe de séjour, c'est-à-dire l'obtention d'un numéro d'enregistrement permettant de s'inscrire sur les plateformes de location. Le numéro obtenu doit figurer sur chacune de vos annonces, quelle que soit la plateforme, et il vous sera redemandé à l'appui de votre demande de changement d'usage. La création de compte sur le téléservice est validée par Saint-Malo Agglomération avant que vous puissiez déclarer. Contact : taxedesejour@stmalo-agglomeration.fr, 02 99 40 71 34, Saint-Malo Agglomération, 6 rue de la Ville Jégu, 35260 Cancale.
Le changement d’usage
Oui, et c'est le point dur de Saint-Malo. Si le logement n'est pas votre résidence principale, ou si vous dépassez 120 nuitées par an sur votre résidence principale, il faut une autorisation temporaire de changement d'usage délivrée par la Ville. Elle est accordée pour 3 ans, renouvelable par reconduction expresse, et elle est personnelle et incessible : elle ne suit pas le bien en cas de vente. Le dossier se dépose à la Direction de l'Aménagement et de l'Urbanisme, 27 quai Duguay Trouin, ou s'adresse par courrier à la Mairie, Place Chateaubriand, CS 21826, 35418 Saint-Malo Cedex. Deux règles distinguent Saint-Malo de la plupart des communes. D'abord, l'autorisation ne peut être accordée que dans la limite d'une seule autorisation par propriétaire, personne physique ou morale. Ensuite, un quota par secteur géographique, les secteurs étant découpés à partir des quartiers IRIS de l'INSEE. Le conseil municipal a adopté le 23 avril 2025 des modifications au règlement, entrées en vigueur le 24 avril 2025 ; les plafonds actuellement en vigueur sont : secteur A, l'intra-muros, 12,5 % du parc soit 370 autorisations ; secteur B, 7,5 % soit 920 autorisations pour deux sous-secteurs ; secteur C, 3 % soit 360 ; secteur D, 1 % soit 110. Les cartes des secteurs sont publiées sur le site de la Ville : la page officielle ne liste pas les quartiers en toutes lettres, ne vous fiez donc pas aux découpages recopiés sur des sites tiers, regardez la carte. À la différence de Paris ou Lille, le règlement malouin ne prévoit aucune compensation, c'est-à-dire aucune obligation de recréer du logement en échange : la Ville cesse simplement de délivrer des autorisations quand le quota du secteur est atteint. Avant tout achat destiné à la location courte durée, faites-vous confirmer par le service urbanisme que le quota de votre secteur n'est pas saturé — c'est le seul chiffre qui engage.
Le plafond de nuitées
120 nuitées par an pour une résidence principale. La page officielle de la Ville l'écrit noir sur blanc : l'autorisation de changement d'usage n'est pas nécessaire pour louer pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile, dans la limite de 120 nuitées par an. Nous n'avons trouvé aucune délibération du conseil municipal de Saint-Malo abaissant ce seuil à 90 nuitées, faculté pourtant ouverte aux communes en zone tendue par la loi Le Meur du 19 novembre 2024. Certains sites spécialisés annoncent 90 jours à Saint-Malo : cette information contredit la page officielle de la Ville. En dessous de 120 nuitées, l'enregistrement suffit et aucune autorisation de changement d'usage n'est requise ; au-delà, il en faut une. Compte tenu de l'enjeu, confirmez le chiffre auprès de la Direction de l'Aménagement et de l'Urbanisme, 27 quai Duguay Trouin, avant d'ouvrir votre calendrier.
La taxe de séjour
La taxe de séjour est perçue par Saint-Malo Agglomération, au réel, toute l'année, sur 17 communes, par nuit et par personne — les moins de 18 ans en sont exonérés. Une taxe additionnelle départementale de 10 % s'ajoute au tarif communautaire depuis le 1er janvier 2020 (délibération du conseil départemental du 27 septembre 2018). Les tarifs 2026 sont ceux en vigueur depuis le 1er janvier 2022 (délibération du conseil communautaire du 24 juin 2021). Pour un meublé de tourisme NON CLASSÉ — le cas de la plupart des locations Airbnb — le tarif est proportionnel : 3 % du coût de la nuitée hors taxes par personne, soit 3,3 % part départementale comprise. Le coût HT de la nuitée par personne se calcule ainsi : prix de l'hébergement HT pour le séjour ÷ nombre de nuits ÷ nombre d'occupants. La taxe est plafonnée à 4,00 € auxquels s'ajoutent 0,40 € de part départementale, soit 4,40 € maximum par personne et par nuit. Pour un meublé CLASSÉ, la taxe devient forfaitaire, tarifs nets par personne et par nuit, part départementale comprise : 1 étoile 0,85 € ; 2 étoiles 0,99 € ; 3 étoiles 1,35 € ; 4 étoiles 2,05 € ; 5 étoiles 2,20 €. Les chambres d'hôtes sont à 0,85 €. Faire classer votre meublé change donc la base de calcul : au-dessus d'environ 28 € de nuitée HT par personne, un classement 3 étoiles coûte moins cher en taxe que le régime proportionnel — faites le calcul sur vos propres prix. Exonérations prévues par l'article L2333-31 du CGCT, sur présentation d'un justificatif : les personnes de moins de 18 ans, les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés sur le territoire communautaire, les bénéficiaires d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire, et les personnes occupant des locaux dont le loyer est inférieur à 1 euro. Enfin, l'article L2333-49 du CGCT impose d'afficher les tarifs dans l'hébergement : votre livret d'accueil est l'endroit naturel pour le faire. Vérifiez chaque année la grille en cours sur le site de Saint-Malo Agglomération ou de l'office de tourisme, ou appelez le 02 99 40 71 34.

Vérifié le 17 août 2026. Une délibération municipale peut modifier ces règles sans préavis : confirmez auprès de la mairie de Saint-Malo avant d’engager quoi que ce soit.

Louer à Saint-Malo

La saison malouine ne ressemble pas à celle d'une station balnéaire ordinaire, parce que Saint-Malo n'a pas un seul moteur mais trois. Le premier est classique : juillet et août concentrent le gros des nuitées, avec des familles, des séjours d'une semaine et une pression maximale sur le stationnement. Le deuxième est astronomique : les grandes marées, parmi les plus fortes d'Europe avec un marnage pouvant approcher 13 mètres, remplissent la ville hors saison. Les week-ends de fort coefficient, au printemps et à l'automne, attirent une clientèle de court séjour venue voir la mer recouvrir le Sillon — c'est une saisonnalité que l'on peut lire dans un calendrier de marées un an à l'avance, et que peu d'hôtes exploitent vraiment. Le troisième est événementiel : Étonnants Voyageurs au printemps, le semi-marathon Cancale-Saint-Malo fin août, Quai des Bulles à l'automne.

L'année 2026 est atypique et il faut le dire aux hôtes malouins : le village de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe s'installe en ville du 20 octobre au 1er novembre 2026, le départ de la course étant donné le 1er novembre. La Ville annonce plus d'un million de visiteurs attendus, 118 bateaux et environ 70 000 m² d'animations sur les bassins Vauban et Duguay-Trouin, l'intra-muros et l'esplanade Saint-Vincent. Un mois d'octobre de ce genre ne se reproduit que tous les quatre ans, et il amène une clientèle qui ne connaît pas la ville, qui arrive en groupe et qui se déplacera à pied dans une ville saturée. Côté typologie, Saint-Malo reçoit aussi une clientèle britannique et anglo-normande arrivant par la gare maritime, ce qui justifie à soi seul un livret lisible dans la langue du voyageur. Enfin, les quartiers ne se valent pas : l'intra-muros vend l'expérience mais impose ses contraintes (pavés, escaliers, bruit nocturne, aucune place de parking) ; le Sillon et Courtoisville vendent la plage et la thalasso ; Paramé-Rochebonne visent les familles ; Saint-Servan offre le port des Sablons et un rythme plus calme ; Rothéneuf est excentré et suppose une voiture. Un livret d'accueil honnête sur ces contraintes fait baisser les commentaires négatifs bien plus sûrement qu'une belle photo.

Ce que votre livret d’accueil doit dire ici

BoboGuest écrit ce livret à partir de votre annonce, le met en page comme un beau livre, et vous le livre en ligne — ou relié en A5, imprimé et posé sur la table du salon. Payé une fois, modifiable à vie, sans commission sur vos loyers.

Questions fréquentes à Saint-Malo

Puis-je louer un meublé de tourisme à Saint-Malo si ce n'est pas ma résidence principale ?
Seulement avec une autorisation de changement d'usage délivrée par la Ville. Elle est accordée pour 3 ans, renouvelable par reconduction expresse, elle est personnelle et incessible — elle ne suit donc pas le bien si vous le revendez — et le règlement municipal limite à une seule autorisation par propriétaire, personne physique ou morale. Elle n'est accordée que si le quota du secteur concerné n'est pas atteint : depuis le règlement entré en vigueur le 24 avril 2025, le secteur A (intra-muros) est plafonné à 370 autorisations, soit 12,5 % du parc, le secteur B à 920, le secteur C à 360 et le secteur D à 110. Avant d'acheter un bien à Saint-Malo pour le louer en courte durée, appelez la Direction de l'Aménagement et de l'Urbanisme, 27 quai Duguay Trouin, et faites-vous confirmer l'état du quota de votre secteur : c'est le seul chiffre qui compte.
Comment obtenir le numéro d'enregistrement à Saint-Malo ?
La démarche est locale : le téléservice national prévu par la loi Le Meur n'est pas encore ouvert. À Saint-Malo, la déclaration se fait auprès du service Taxe de séjour de Saint-Malo Agglomération, via son téléservice en ligne, sur la base du formulaire Cerfa n°14004*04 ; la création de votre compte est validée par l'agglomération avant que vous puissiez déclarer. Le numéro doit ensuite figurer sur toutes vos annonces et vous sera redemandé à l'appui de votre demande de changement d'usage. En cas de doute : taxedesejour@stmalo-agglomeration.fr ou 02 99 40 71 34.
Combien de nuits par an puis-je louer ma résidence principale à Saint-Malo ?
120 nuitées par an, d'après la page officielle de la Ville, qui précise que l'autorisation de changement d'usage n'est pas nécessaire dans cette limite. La loi Le Meur permet aux communes en zone tendue d'abaisser ce plafond à 90 nuitées par délibération, et plusieurs sites spécialisés annoncent déjà 90 jours à Saint-Malo — nous n'avons trouvé aucune délibération en ce sens. Vérifiez auprès de la mairie de Saint-Malo avant d'ouvrir votre calendrier : c'est une information qui peut changer d'une année à l'autre, et la sanction n'est pas symbolique.
Combien coûte la taxe de séjour pour mon meublé à Saint-Malo ?
Si votre meublé n'est pas classé, elle est proportionnelle : 3 % du coût de la nuitée hors taxes par personne, soit 3,3 % avec la taxe additionnelle départementale de 10 %, et elle est plafonnée à 4,40 € par personne et par nuit. Le coût HT par personne se calcule en divisant le prix HT du séjour par le nombre de nuits, puis par le nombre d'occupants. Si votre meublé est classé, le tarif devient forfaitaire : 0,85 € en 1 étoile, 0,99 € en 2 étoiles, 1,35 € en 3, 2,05 € en 4 et 2,20 € en 5, part départementale comprise. Elle est perçue toute l'année par Saint-Malo Agglomération, et les moins de 18 ans en sont exonérés. Les tarifs doivent être affichés dans l'hébergement (article L2333-49 du CGCT).
Le livret d'accueil est-il obligatoire à Saint-Malo ?
Le livret en tant que tel, non : aucune obligation légale ne l'impose, à Saint-Malo comme ailleurs. Mais deux de ses contenus, eux, sont obligatoires : l'affichage des tarifs de la taxe de séjour dans l'hébergement (article L2333-49 du CGCT) et la mention de votre numéro d'enregistrement sur vos annonces. Pour le reste, le livret relève de la qualité de service : dans une ville où le stationnement, les marées et les jours de marché conditionnent le séjour, il évite des messages inutiles et des commentaires évitables.
Combien coûte un livret BoboGuest et faut-il un abonnement ?
Le Livret est à 19 € : version en ligne, QR code et PDF. Le Livret Imprimé est à 39 € : il ajoute un A5 relié imprimé et livré chez vous, votre logo et la marque blanche. Le Complet est à 69 € : il ajoute un post Instagram et un film vidéo vertical du logement. Le paiement est unique, les retouches sont gratuites à vie et il n'y a aucune commission sur vos loyers. Impression et livraison comprises, généralement sous 3 à 7 jours. Aucun abonnement pour un hôte : le seul abonnement du produit est La Veille, 49 € par mois, réservé aux conciergeries qui gèrent une flotte, avec 7 jours d'essai. TVA non applicable, article 293 B du CGI.
Mes voyageurs britanniques pourront-ils lire le livret ?
Oui. Le livret existe en 15 langues — le français, dans lequel il est écrit, et 14 traductions que le voyageur choisit lui-même au moment où il ouvre la page. À Saint-Malo, où une partie de la clientèle arrive par la gare maritime depuis Jersey, Guernesey et l'Angleterre, cela évite de gérer deux versions du même document. Une option Assistant voyageur est disponible à 5 €, uniquement sur Le Livret, l'offre 100 % en ligne.

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