Marseille · Bouches-du-Rhône (13)

Livret d'accueil pour location saisonnière à Marseille

Marseille est une des villes de France où louer en courte durée demande le plus d'attention. Le règlement de changement d'usage applicable depuis le 29 avril 2025 a supprimé les autorisations temporaires et rendu la compensation obligatoire dès le premier logement. Dans la foulée, la Ville a abaissé de 120 à 90 le nombre de nuitées autorisées pour une résidence principale. L'effet est mesurable : la Ville a reçu plus de 800 demandes de changement d'usage en 2024 et moins de 100 en 2025, avec un taux d'accord annoncé autour de 20 %. Autrement dit, à Marseille, un logement en location courte durée est devenu un actif rare et surveillé — et le voisinage, lui, est à cran : selon les données municipales, en centre-ville, environ un logement sur dix est un meublé de tourisme. Le Panier, le Vieux-Port, la Plaine : ce sont les quartiers où l'on compte le plus de boîtes à clés aux fenêtres et le plus de plaintes.

Dans ce contexte, un livret d'accueil n'est plus un supplément d'âme, c'est un outil de conformité et de paix sociale. Il porte le numéro d'enregistrement à 13 caractères que la Ville impose sur chaque annonce, il explique la taxe de séjour au réel que le voyageur paie, et surtout il dit à des gens qui débarquent d'Amsterdam ou de Séoul comment on vit ici : à quelle heure ferme le métro, pourquoi le massif des Calanques peut être fermé le jour de leur randonnée, où l'on sort les poubelles, à quel volume on rentre à deux heures du matin rue d'Aubagne. Sur un marché où les nuitées réservées en meublé ont reculé d'environ 14 % en un an, la différence entre une annonce qui tourne et une annonce qui stagne ne se joue plus sur le prix : elle se joue sur les commentaires. Et les commentaires se jouent sur ce que le voyageur a compris en arrivant.

Ce que la loi impose à Marseille

Le numéro d’enregistrement
Oui, obligatoire, et la démarche est communale. Tout meublé de tourisme marseillais doit porter un numéro d'enregistrement à 13 caractères, affiché sur chaque annonce en ligne : aucune plateforme ne peut publier une annonce sans ce numéro. On l'obtient sur le téléservice de la Ville, taxedesejour.ofeaweb.fr/ts/marseille. On y crée un espace hébergeur, la Ville valide le compte, puis le numéro à 13 caractères est notifié par e-mail — ce n'est donc pas instantané, prévoyez le délai de validation avant de publier votre annonce. C'est ce même espace qui sert ensuite à déclarer et à reverser la taxe de séjour. En amont, la déclaration préalable en mairie (formulaire Cerfa n° 14004*03) est requise pour une résidence principale comme pour une résidence secondaire. Attention à une confusion très répandue : le téléservice NATIONAL d'enregistrement prévu par la loi du 19 novembre 2024 n'est pas encore ouvert. Tant qu'il ne l'est pas, c'est bien le guichet marseillais qui fait foi. Pour toute question portant uniquement sur l'obtention du numéro : guichettaxedesejour@marseille.fr.
Le changement d’usage
Oui, et c'est le point dur à Marseille. Marseille dépasse les 200 000 habitants : louer en meublé de tourisme un logement qui n'est pas votre résidence principale suppose une autorisation de changement d'usage, instruite par les services de l'urbanisme. Le règlement en vigueur depuis le 29 avril 2025 a durci les conditions. D'abord, les autorisations temporaires sans compensation n'existent plus. Ensuite, la compensation est exigée dès le premier logement, sans seuil de déclenchement progressif : il faut transformer en habitation des locaux ayant un autre usage, de surface et de qualité équivalentes. Enfin, l'autorisation n'est plus délivrée que pour 4 ans, contre 6 auparavant, et doit être renouvelée. Deux conditions complémentaires sont rapportées par les sources professionnelles — durée de location plafonnée à 8 mois par an, séjour d'un même voyageur limité à 90 jours consécutifs — de même que l'obligation de localiser la compensation dans le même secteur que le logement. Nous n'avons pas pu ouvrir le texte officiel du règlement métropolitain, que ni la Ville ni la Métropole ne rendent librement téléchargeable : demandez-en une copie et faites confirmer ces points, notamment le découpage géographique exact des secteurs de compensation, auprès du service du changement d'usage de la Ville de Marseille. Sur les quotas : nous n'avons trouvé aucun quota chiffré publié par Marseille, alors que la loi du 19 novembre 2024 permet aux communes d'en fixer un — vérifiez auprès de la mairie de Marseille. Ce que nous savons en revanche, c'est que la Ville filtre sévèrement : moins de 100 demandes en 2025 contre plus de 800 en 2024, avec un taux d'accord annoncé autour de 20 %. En cas de changement d'usage sans autorisation, l'amende civile est lourde — les sources professionnelles citent un plafond porté à 100 000 € par logement par la loi du 19 novembre 2024, prononcé par le tribunal judiciaire ; nous n'avons pas pu le vérifier dans le texte, faites préciser le montant applicable par la Ville. Avant d'acheter ou de mettre en location une résidence secondaire à Marseille, écrivez au service : le montant en jeu justifie largement un courrier.
Le plafond de nuitées
90 nuitées par an pour une résidence principale, contre 120 dans le droit commun. Marseille a utilisé la faculté ouverte par la loi du 19 novembre 2024, qui autorise une commune à descendre jusqu'à 90 jours par délibération motivée. Le conseil municipal s'est prononcé en avril 2025 et la Ville annonce une application au 1er janvier 2026 — certaines sources professionnelles la présentaient comme effective dès 2025, mais la communication municipale relayée par France Bleu retient le 1er janvier 2026. Ce qui est certain, c'est que le plafond applicable en 2026 à Marseille est de 90 nuitées ; si votre situation dépend de l'année 2025, faites-la trancher par la Ville. Rappel du cadre : une résidence principale est un logement que vous occupez au moins 8 mois par an, et les plateformes bloquent l'annonce une fois le compteur atteint. En cas de dépassement, deux sources concordantes citent une amende civile de 15 000 €.
La taxe de séjour
La Métropole Aix-Marseille-Provence applique le régime au réel : la taxe est due par personne et par nuitée, mineurs exonérés. Pour un meublé de tourisme non classé — le cas de la grande majorité des locations marseillaises — le tarif relevé est de 5 % du prix HT de la nuitée par personne, plafonné à 4,00 €. Pour les meublés classés, le tarif dépend du nombre d'étoiles : nous n'avons pas pu vérifier le détail étoile par étoile pour l'année en cours, consultez la grille officielle sur le téléservice de la Ville plutôt que de recopier un chiffre trouvé sur un blog. S'ajoutent la taxe additionnelle départementale et, depuis le 1er janvier 2023, une taxe additionnelle de 34 % au profit de la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur — celle-ci est confirmée par le téléservice municipal. Le barème national 2026 ayant été indexé de 1,8 %, vérifiez les montants de l'année en cours sur le portail de la Ville avant de les imprimer dans votre livret. Airbnb et Booking collectent et reversent automatiquement ; sur une réservation directe, c'est vous qui collectez auprès du voyageur et qui reversez à la Ville depuis votre espace hébergeur.

Vérifié le 17 août 2026. Une délibération municipale peut modifier ces règles sans préavis : confirmez auprès de la mairie de Marseille avant d’engager quoi que ce soit.

Louer à Marseille

Marseille n'a pas la saisonnalité d'une station balnéaire, et c'est sa force. Le bilan de la saison 2025 donne 7,75 millions de passagers à l'aéroport Marseille Provence, dont 2,32 millions sur la seule période juin-septembre, et une hôtellerie qui finit l'année à 81 % de taux d'occupation, en progression de 3,1 points, avec des mois d'août et septembre particulièrement fermes. Septembre qui progresse plus vite que juillet, c'est la signature d'une ville qui vit de congrès, de croisière et de culture autant que de plage.

Le marché du meublé, lui, s'est retourné : sur 2025, les nuitées réservées en location courte durée ont reculé d'environ 14 % sur un an, alors que les tarifs affichés continuaient de progresser. Côté volume, la donnée la plus solide est municipale : la Ville recense entre 12 800 et 12 900 annonces Airbnb à Marseille (les agrégateurs privés, qui cumulent plusieurs plateformes, annoncent plutôt de l'ordre de 14 500 annonces actives). L'offre reste abondante face à une demande qui ne suit plus mécaniquement, et le taux d'occupation moyen tourne autour de 60 %, quand les hôtes les mieux tenus dépassent 70 %. L'écart, ce sont les avis et le soin apporté à l'accueil.

Les voyageurs : couples et voyageurs solo en majorité, sur des séjours courts, avec une forte proportion d'étrangers arrivés par l'aéroport ou par la gare Saint-Charles. Le parc est très majoritairement composé de petites surfaces, une à deux pièces, ce qui oriente le contenu du livret : peu de familles, beaucoup de premiers séjours en ville.

Les quartiers ne se valent pas. Le Vieux-Port, le Panier, Cours Julien, la Plaine et Notre-Dame-du-Mont concentrent l'offre et la concurrence : bien placés, très saturés, et ce sont ceux où la pression du voisinage est la plus forte. Le front de mer se paie nettement plus cher — Endoume, Bompard, Roucas-Blanc, la corniche du 7e et les plages du Prado sont, d'après les relevés d'agrégateurs, dans le haut de la fourchette marseillaise, quand les 13e, 14e et 15e sont dans le bas. Traitez ces ordres de grandeur comme indicatifs et calez votre prix sur vos propres relevés de concurrence directe. Ce qui compte pour le livret, c'est la conséquence : on ne rédige pas pareil à Endoume et à la Belle de Mai. Dans le premier cas on documente les criques, la corniche et le stationnement résidentiel ; dans le second, on documente le métro, les horaires et les repères du quartier.

Les temps forts qui remplissent la ville : les concerts et les matchs de l'Orange Vélodrome, le Festival de Marseille et Marseille Jazz des Cinq Continents en juillet, le Delta Festival fin août sur les plages du Prado, la Foire de Marseille au parc Chanot fin septembre, la Fiesta des Suds en octobre, les santons et le marché de Noël sur la Canebière. Et toute l'année, les escales de croisière : Marseille est le premier port de croisière de France, ce qui gonfle la fréquentation en journée sans remplir les logements — un point que beaucoup d'hôtes lisent mal.

Ce que votre livret d’accueil doit dire ici

BoboGuest écrit ce livret à partir de votre annonce, le met en page comme un beau livre, et vous le livre en ligne — ou relié en A5, imprimé et posé sur la table du salon. Payé une fois, modifiable à vie, sans commission sur vos loyers.

Questions fréquentes à Marseille

Combien de nuitées puis-je louer ma résidence principale à Marseille ?
90 par an, et non 120. Marseille a utilisé la faculté ouverte par la loi du 19 novembre 2024, qui permet à une commune d'abaisser le plafond jusqu'à 90 jours par délibération motivée. Le conseil municipal s'est prononcé en avril 2025 et la Ville annonce une application au 1er janvier 2026 ; certaines sources professionnelles la présentaient comme effective dès 2025, donc si votre situation dépend de l'année 2025, faites-la trancher par la Ville. Les plateformes bloquent automatiquement l'annonce une fois le compteur atteint, et le dépassement est sanctionné par une amende civile de 15 000 € selon les sources concordantes.
Puis-je louer un logement qui n'est pas ma résidence principale ?
Seulement avec une autorisation de changement d'usage, et depuis le 29 avril 2025 celle-ci suppose une compensation dès le premier logement, sans seuil. Concrètement, il faut transformer en habitation des locaux d'un autre usage, de surface et de qualité équivalentes. L'autorisation vaut désormais 4 ans au lieu de 6. Le règlement métropolitain impose aussi de localiser la compensation dans le même secteur que le logement, mais nous n'avons pas pu ouvrir le texte officiel : demandez-en une copie au service du changement d'usage et faites confirmer le découpage exact avant tout engagement. La Ville filtre sévèrement : moins de 100 demandes en 2025 contre plus de 800 en 2024, avec environ 20 % d'accords. Louer sans autorisation expose à une amende civile lourde. Si vous envisagez d'acheter pour louer à Marseille, faites instruire la question avant de signer.
Où obtient-on le numéro d'enregistrement ?
Sur le téléservice de la Ville de Marseille, taxedesejour.ofeaweb.fr/ts/marseille. On y crée un espace hébergeur, la Ville valide le compte, puis le numéro à 13 caractères est notifié par e-mail : prévoyez ce délai, ce n'est pas instantané. Le numéro doit figurer sur chaque annonce en ligne, aucune plateforme ne peut publier sans lui. Précision utile : le téléservice national d'enregistrement prévu par la loi du 19 novembre 2024 n'est pas encore ouvert, la démarche reste donc communale. Pour les questions portant uniquement sur l'obtention du numéro, la Ville renvoie vers guichettaxedesejour@marseille.fr.
Combien coûte la taxe de séjour à Marseille ?
Le régime est au réel, par personne et par nuit, mineurs exonérés. Pour un meublé non classé — le cas courant — le tarif relevé est de 5 % du prix HT de la nuitée par personne, plafonné à 4,00 €. Pour un meublé classé, le tarif dépend du nombre d'étoiles : consultez la grille officielle sur le téléservice de la Ville, nous n'avons pas pu vérifier le détail étoile par étoile pour l'année en cours. S'y ajoutent la taxe additionnelle départementale et la taxe additionnelle de 34 % instaurée au 1er janvier 2023 au profit de la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur. Airbnb et Booking la collectent pour vous ; sur une réservation directe, vous la collectez et la reversez depuis votre espace hébergeur. Vérifiez le barème de l'année en cours avant de l'imprimer : le barème national 2026 a été indexé de 1,8 %.
Quand faut-il louer à Marseille ? Y a-t-il une vraie basse saison ?
Moins qu'ailleurs sur la côte. L'hôtellerie marseillaise a fini 2025 à 81 % d'occupation, en hausse de 3,1 points, avec août et septembre en meilleure progression que le cœur de l'été. Septembre est un mois fort — congrès au parc Chanot, Foire de Marseille — et octobre tient grâce à la Fiesta des Suds et aux événements d'affaires. Les mois réellement creux sont novembre, janvier et février. En revanche, le marché du meublé s'est tendu : les nuitées réservées ont reculé d'environ 14 % sur un an, pour un parc que la Ville chiffre entre 12 800 et 12 900 annonces Airbnb. L'occupation moyenne tourne autour de 60 %, quand les hôtes les mieux tenus dépassent 70 %.
Que doit contenir un livret d'accueil marseillais que l'on ne mettrait pas ailleurs ?
Quatre choses au minimum. L'arrêté préfectoral d'accès aux massifs, qui peut fermer les Calanques du 1er juin au 30 septembre et se consulte la veille au soir, avec la réservation obligatoire de Sugiton en haute saison. L'heure du dernier métro depuis votre station précise, parce que le réseau ferme tôt. Les liaisons maritimes — Ferry Boat du Vieux-Port, navettes RTM vers la Pointe-Rouge et les Goudes, Frioul If Express pour le château d'If. Et la règle du bruit, écrite sans détour : en centre-ville, la Ville estime qu'environ un logement sur dix est un meublé de tourisme et le voisinage est à bout. Un livret qui traite ces quatre points fait plus pour vos avis que n'importe quel équipement.
Combien coûte un livret BoboGuest et faut-il un abonnement ?
Paiement unique, aucun abonnement pour un hôte, et aucune commission sur vos loyers. Le Livret est à 19 € : page en ligne, QR code et PDF. Le Livret Imprimé est à 39 € : le même, plus un A5 relié imprimé et livré chez vous, avec votre logo et sans notre marque. Le Complet est à 69 € : il ajoute les visuels de présentation, dont un film vertical du logement. Les retouches sont gratuites à vie, l'impression et la livraison sont comprises, et le livret est lisible en quinze langues choisies par le voyageur. Le livre imprimé existe en quatre épaisseurs (supplément 0, 9, 15 ou 26 €) et l'assistant voyageur s'ajoute pour 5 €, sur le format en ligne uniquement. TVA non applicable, art. 293 B.
Je gère plusieurs logements à Marseille, y a-t-il une offre adaptée ?
Oui, La Veille, à 49 € par mois : flotte illimitée, 7 jours d'essai, et un tarif dégressif sur les livrets à partir de 5 puis de 10 logements. C'est l'offre pensée pour les conciergeries, qui doivent tenir à jour des dizaines de livrets quand une règle change — et à Marseille, elles changent.

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